
Titre universitaire: Doctorat
Fonction: Chercheur associé
Employeur: Institut de sociologie de l'ULB (Belgique) et chercheur au BICCS (Brussels Institute of Contemporary China Studies)
Quel à été votre parcours?
Depuis la réalisation de ma thèse de doctorat à l'Institut, je travaille dans la recherche et l'enseignement au niveau académique en collaboration avec des universités et des centres de recherche, tant en Belgique, qu'en France et en Suisse.
Pourquoi avez-vous choisi d’étudier à l’Institut ?
Dans le cadre de mes études en Belgique, j'avais repéré l'Institut depuis longtemps en raison de sa réputation internationale, du caractère bilingue et multidisciplinaire de son enseignement et surtout de l'excellence de son corps professoral. J'avais eu la chance d'assister à une impressionnante conférence du professeur Philippe Burrin à l'Université libre de Bruxelles, de lire des publications de Monsieur Djalili et de fréquenter les publications des excellents juristes de l'Institut dans le cadre de mes études de Droit international. Ensuite, j'ai eu la grande chance d'obtenir une bourse de la Confédération qui m'a permis de venir à Genève. En outre, je voulais absolument me perfectionner sur l'Asie et Genève, tant à l'Institut – avec les cours et séminaires à l'époque de Mr Gilbert Etienne, Harish Kapur et Mohammad-Reza Djalili – qu'au CRAM et à l'Université avec le département de chinois et les cours de J.-F. Billeter, et l’Institut disposait de conditions exceptionnelles pour réaliser cet objectif.
Quel est votre souvenir le plus marquant de vos études à l’Institut?
Il y aurait beaucoup de choses à dire, certaines très sérieuses, d'autres pas du tout car liées à la vie estudiantine de l'époque, dont les arcanes doivent être préservés... Le cadre de l'Institut m'a beaucoup frappé la première fois que je me suis rendu, pour sa beauté. La bibliothèque aussi, pour sa richesse. Mais je dois surtout parler de l'enseignement qui a marqué mon orientation professionnelle. D'abord, le séminaire du professeur Gilbert Etienne et les discussions épiques que nous avons eues. Des discussions parfois très éloignées du sujet du jour, mais toujours extrêmement enrichissantes car liées à l'histoire, à la géographie, à la littérature ou à la culture de l'Asie et de l'Europe quand ce n'était pas des références africaines ou américaines... Je dois ensuite évoquer la découverte extraordinaire pour moi de la richesse du monde turco-iranien et des espaces asiatiques de la Méditerranée à la muraille de Chine, grâce à l'enseignement raffiné de Mohammad-Reza Djalili. Et enfin, le souvenir impressionnant du séminaire d'histoire des relations internationales donné à ce moment par le professeur André Liebich. Un cours donné à une classe des plus cosmopolites, très attentive et impressionnée par l'étendue des connaissances de notre nouveau professeur. Un souvenir qui fait encore frissonner mes anciens camarades de classe lorsque nous l'évoquons...
Avez-vous travaillé en parallèle à vos études ?
Au cours du DES, à l'époque, vu les exigences du programme, travailler était vraiment très difficile. Par contre, pendant la réalisation de ma thèse de doctorat, j'ai eu la chance d'être nommé assistant pour la section d'histoire et politique internationale. J'ai aussi fait du consulting à l'occasion et j'ai surtout beaucoup publié de travaux académiques.
Pour quelle raison avez-vous choisi une carrière dans la recherche ?
Le principal élément est le plaisir. J'ai le goût de la lecture, de l'étude, de la découverte. Quoi de mieux alors que la recherche académique ? Le corollaire de cela est naturellement l'enseignement, car ce qu'on a pris plaisir à apprendre, on a tout autant de plaisir à le transmettre...
Selon vous, quel sont les qualités nécessaires pour une brillante carrière dans la recherche ?
Comme dans tous les domaines : la volonté, la persévérance, la discipline et le travail. Si vous ajoutez le plaisir et une touche d'humour et d'autodérision cela devrait aider.
L’Institut vous y a-t-il bien préparé ?
Sans aucun doute. Il suffit que je remémore mes années de DES et les exigences du diplôme, puis celles du doctorat à l'Institut pour voir que ces qualités étaient indispensables...
Quels sont les avantages que l’Institut vous a donné d’un point de vue intellectuel ?
L'Institut m'a offert une occasion extraordinaire d'ouvrir mes horizons intellectuels grâce aux enseignements multidisciplinaires prodigués, à la richesse de la bibliothèque, à la rencontre avec des étudiants et des enseignants provenant d'autres espaces géographiques et d'autres cultures, mais aussi grâce aux conférences et rencontres offertes dans le cadre de l'Institut ou à l'Université de Genève.
Quelle position occupez-vous et quelles sont vos responsabilités ?
Je suis actuellement chercheur associé à l'Institut de sociologie de l'ULB (Belgique) et chercheur au BICCS (Brussels Institute of Contemporary China Studies).
Quelles sont les compétences que vous avez acquises lors de vos années à l’Institut ?
La capacité de travail, le goût du travail bien fait et du détail, la discipline, mais aussi l'esprit de synthèse et la curiosité intellectuelle.